L’intrapreneuriat, c’est quoi?

L’intrapreneuriat est un concept né depuis les années 1970 dans les start-ups américaines. Il peut être vu comme un compromis entre le vieux rêve du prolétaire d’être boursicoteur et le besoin qu’a le chef d’entreprise de garder ses cadres. Ainsi, lorsqu’un employé fait une innovation intéressante, l’entreprise se refuse de le laisser partir et créer sa propre boite. L’entreprise peut accompagner son employé de bout en bout notamment dans le financement. La motivation de l’entreprise peut être double. D’une part cela lui évite d’avoir un autre concurrent de taille vu les compétences de son employé. D’autres part, elle pourra garder un collaborateur qui lui fournit un service dont il a besoin pour donner un nouveau souffle à son enseigne. Ainsi, cela lui garantit que l’innovation créée ne tombera pas dans les mains d’un concurrent. Pour le créateur l’offre peut être alléchante du fait qu’il pourra bénéficier des ressources de l’entreprise pour arriver rapidement à ses fins. C’est au regard de tout cela que le phénomène de l’intrapreneuriat est en vogue aux USA et depuis quelques années en Europe.

Définition et signification

Les formes d’intrapreneuriat varient selon le type d’organisation concerné. Pour une entreprise, elle recouvre les activités qui participent à la formation et à son expansion. L’intrapreneuriat est né de l’idée d’une « destruction créatrice ». Si au départ l’action d’entreprendre supposait forcément une indépendance totale, l’intrapreneuriat propose d’entreprendre au sein d’une organisation qui a déjà fait ses preuves. Il répond également au besoin qu’on les grandes firmes d’avoir un souffle nouveau. En effet, plus la boite s’agrandit plus elle aura du mal à innover. La routine devient plus facile surtout si cela marche. Alors l’intrapreneuriat est devenu une solution salvatrice aussi bien  pour les firmes que pour les entrepreneurs. De ce fait, les derniers tairont leurs besoins de s’affranchir en contrepartie de la mise à disposition de beaucoup de ressources et d’une certaine autonomie d’action et de réflexion. Du coté des firmes, elles auront la possibilité d’avoir toujours de nouveaux produits, de nouveaux concepts, de nouvelles créations. L’’ntrapreneuriat apparait ainsi comme un puissant outil de transformation des entreprises. C’est un moyen ingénieux pour permettra aux collaborateurs de la firme de se surpasser, de montrer leur savoir-faire et leur capacité d’innovation. Ils seront appréciés à leur juste valeur en fonction de leur capacité d’innovation. La firme sera toujours performante avec un risque de moins en moins grand d’être statique.

Qui sont les intrapreneurs?

Pour être entrepreneur il faut avoir un profil particulier et remplir certaines conditions.

Les compétences

L’intrapreneur doit avoir les compétences de son projet. Il s’agit d’être patron d’affaires dans une boite qui a déjà fait ses preuves. Alors, il faudra voir certaines compétences. Parmi celles-ci il y a la capacité d’adaptation, l’ouverture d’esprit, l’endurance, le dynamisme, la persévérance, la proactivité, la capacité à avoir une vision stratégique globale, avoir le charisme d’un leader et la capacité de se surpasser.

Stratégie et objectif

La direction devra accompagner l’intrapreneur dans la définition d’une stratégie globale qui ne soit pas en contradiction avec celle de l’entreprise. Il faudra néanmoins voir la subtilité entre ne pas être en contradiction et être identique. L’intrapreneur doit avoir une stratégie spécifique et sur mesure pour son projet. Toutefois, cela ne sera possible qu’après avoir déterminé un objectif précis appelé goal en anglais. Cette harmonisation entre les objectifs de l’entrepreneur et ceux de l’entreprise est une condition de réussite de l’aventure. Il ne doit pas y avoir de dissonance entre la stratégie de l’intrapreneur et celle de l’entreprise.

Emancipation ou responsabilisation

Le maitre mot d’un intrapreneuriat réussi c’est l’autonomie. Cette dernière n’est pas synonyme d’indépendance en ce que la direction a toujours un œil sur la marche du projet. Cela est d’autant plus normal que ce sont ses ressources qui servent au financement du projet. Ainsi, elle veille à ce qu’il n’y ait pas de déperdition de ressources. Cependant, cela n’enlève en rien l’autonomie quelle doit donner à l’intrapreneur pour qu’il puisse mener à bien son projet en toute quiétude. Ainsi, les activités sont décentralisées et les intrapreneurs sont polyvalents. La direction ne doit pas être trop présente au risque de compromettre tout le travail de l’intrapreneur

La motivation

Elle peut se décliner en deux parties : la récompense et l’instauration d’un climat incitatif.  La première motivation fait référence au mode de rémunération. S’il y a des firmes qui proposent une rémunération axée uniquement sur les résultats, d’autres optent pour une rémunération mixte. Cela  veut dire qu’il y aura une rémunération fixe et une autre partie qui dépendra des résultats. La direction doit être prête à renouveler sa confiance à un intrapreneur performant mais qui n’a pas encore atteint ses objectifs pour des raisons compréhensibles (conjonctures, obstacles épistémologiques, etc.). La seconde source de motivation concerne le climat de travail. En effet, il est connu que le climat de travail a un impact considérable sur la motivation et les performances des acteurs. La confiance en soi, l’estime de soi, l’esprit de challenge, sont autant de valeurs qui ne sont pas statiques mais dynamiques. Un bon environnement de travail les optimise.

Pourquoi faire et les avantages?

Les avantages de l’intrapreneuriat sont multiples.

Faire quelque chose qu’on aime vraiment

Beaucoup de personnes travaillent par nécessité et non par passion. Il est plutôt difficile d’avoir un travail qui correspond exactement à ce qu’on veut faire de sa vie. L’intrapreneuriat est une occasion inespérée de réaliser son rêve.

Donner un sens au travail

Ces dernières années la question du sens au travail est devenue l’un des plus grands soucis pour les travailleurs. Il s’agit de se demander quelle signification on donne à son travail, et quel rapport entretenir avec le boulot. Est-ce une relation de contrainte, de neutralité, d’accomplissement etc.

Plus de liberté

Le contrat de travail est caractérise par le lien de subordination entre l’employeur et l’employé. De celui-ci dépend une dépendance statique entre la direction et les employés qui n’ont pas une réelle marge de manœuvre. C’est cette liberté d’organisation de son emploi du temps, de ses déplacements, de sa manière de travailler qui est la plus recherchée dans l’intrapreneuriat.

Plus d’expérience

Se lancer dans l’intrapreneuriat c’est décider d’acquérir plus d’expérience. Si on réussit on aura fait des prouesses en proposant une innovation au marché et spécifiquement à l’entreprise. Le cas contraire, on aura vécu une expérience enrichissante. Diriger un projet avec l’autonomie qui vous est conférée demande une certaine polyvalence qui vous transforme en un homme à tout faire.

Avoir l’estime de ses collaborateurs

C’est valorisant de mener un projet de bout en bout et d’être l’auteur d’une innovation qui révolutionne le marché de son secteur d’activités. Vous bénéficiez ainsi de l’estime de toutes les parties prenantes que cela soit la direction, les fournisseurs, les créanciers ou les investisseurs.

Une flexibilité financière

La rémunération flexible axée sur les résultats et les performances permet à l’intrapreneur d’avoir l’impression que son travail est apprécié à sa juste valeur. Il saura que plus il fera d’efforts, plus ses avoirs augmenteront. Il n’y a pas plus grande motivation que cela.

Comment créer une culture intrapreneuriale ?

Faire un état des lieux

Avant tout, il faut maitriser votre base de travail c’est-à-dire votre entreprise. Vous ne pouvez pas évoluer sur quoi que ce soit si vous ne faites pas le diagnostic de votre organisation. Evaluez la gouvernance, les méthodes de gestion et la mobilisation des employés. Vous pouvez confier cette tâche à une personne en interne ou à un organisme spécialisé.

Miser sur la culture d’adaptation

La meilleure manière d’instaurer une culture d’adaptation ou d’agilité et d’utiliser la méthode inclusive. Il faudra primer le dialogue et la collaboration sur les ordres unilatéraux. Les employés doivent se sentir concernés et mises en valeur dans le processus de prise de décision. Ainsi, ils seront enclins à prendre des initiatives.

Encouragez les initiatives responsables

Cela peut être difficile de laisser les employés prendre des initiatives si vous les prenez comme des actes de défiance. Toutefois, il faudrait prendre la relation de travail non pas comme une relation entre dominants et dominés, bourgeois et prolétaires, mais plutôt entre deux collaborateurs. En encourageant l’autonomie et la prise d’initiative, la créativité de vos employés en sera décuplée.

Créez un environnement propice

Mettez en place des stratégies inclusives pour créer un climat de travail où tout le monde se sent concerné par les réussites et les échecs de l’entreprise. Ayez un langage de vérité avec vos employés, assumez vos erreurs et exigez qu’ils en fassent autant. Vous devez faire en sorte que l’entreprise soit leur famille et qu’il ne puisse penser trouver mieux ailleurs. Ainsi, même si on leur propose une rémunération plus attractive, ils ne voudront pas quitter une entreprise motivante qu’ils ont contribué à construire.

Conclusion

En somme, l’intrapreneuriat est une nouvelle forme d’entreprenariat qui permet aux salariés de réaliser leur rêve de créativité et aux grandes firmes de ne pas perdre leurs meilleures têtes. Il faut préciser également que la réussite de cette aventure dépend de plusieurs facteurs comme la sincérité de la collaboration entre l’entreprise et l’intrapreneur, et la capacité de ce dernier à se surpasser.

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